À LA DÉCOUVERTE D’ALBOURY, UN NOUVEAU PHÉNOMÈNE DE L’ARÈNE, SURNOMMÉ KHALÉ RIMBI RIMBI - LutteTV

À LA DÉCOUVERTE D’ALBOURY, UN NOUVEAU PHÉNOMÈNE DE L’ARÈNE, SURNOMMÉ KHALÉ RIMBI RIMBI

Pape Ndiaye 8/06/2022 16:47 Actualités
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Auteur d’un sans-faute dans l’arène et rendu populaire par ses déclarations hilarantes, Alboury (écurie Sa Ndiambour) revient sur son parcours «élogieux» et se prononce sur ses perspectives dans l’arène.

Alboury, nouveau phénomène de l’arène
Sans crier gare, le lutteur Alboury s’est distingué non seulement par ses victoires et ses techniques de combat, mais également par ses déclarations désopilantes d’après-combat. Lutteur en herbe pendant longtemps, il s’est révélé au public sénégalais durant son combat contre Zale Ndengler. En effet, il s’était affranchi de l’emprise de son adversaire qui l’avait mis en mauvaise posture en évoquant sa «virginité».

Autoproclamé Khalé Rimbi Rimbi, il a fait son baptême du feu dans la lutte avec frappe en 2017, contre Boy Fall de l’écurie du défunt lutteur, Moussa Dioum. Un parcours jusqu’ici couronné de succès. «Depuis, j’ai obtenu 9 combats et 9 victoires», renseigne-t-il, au téléphone. En outre, ses 6 premiers combats qu’il a livrés avec succès dans l’anonymat et sans soutien constituent jusqu’ici ses meilleurs souvenirs dans l’arène. À force de dur labeur, il a terrassé sur son passage «des lutteurs comme Africa bou Yarakh, Boy Fall, Diamant, Ma Fall Sèye, Boy Mont-Rolland, Commissaire et Zale Ndengler sans tambour ni trompette». Sa victoire sur Zale Ndengler a été le catalyseur de sa popularité. Longtemps confiné dans l’anonymat, le pensionnaire de l’écurie Sa Ndiambour a décidé de sortir de l’ombre par l’ambiance et le spectacle.

La comédie, un moyen de visibilité

Cependant, la comédie de Domou Deukk-Bi est une stratégie très bien mûrie. Pour lui, c’est juste un moyen de s’attirer la visibilité. Dans un contexte où la lutte sénégalaise perd son lustre d’antan, le spectacle ponctué par des joutes verbales comiques et des punchlines sont des subterfuges afin de se départir des combats soporifiques, insipides ou fades. Il se justifie : «Partout dans le monde, les sportifs se lancent des piques par presse interposée. Dans la lutte, les face to face et les spectacles du jour de combat, ainsi que les déclarations post-combat doivent être divertissants».

Une famille d’artistes

Alboury, l’anti-stress de la lutte sénégalaise
D’après lui, la comédie est un de ses talents cachés qu’il a juste révélé au public. Ça ne lui a valu que du bien. Avec le stress et la tension de la vie quotidienne, la comédie est une sorte d’oxygène pour les gens. «Nous sommes une famille d’artistes. Des danseurs, des chanteurs, des comédiens composent notre famille. Moi-même, je peux chanter, danser et je sais également battre le tam-tam», déclare-t-il.

Son épopée dans les Mbapatt

Ayant développé très tôt un penchant pour la lutte, déjà dans les compétitions de lutte sans frappe, l’originaire du Djolof dit y avoir construit sa légende. «J’ai croisé tous les grands lutteurs en mbapatt, notamment Reug Reug, Louis Thior, Usine Dolé, etc.», déclare-t-il, non sans ajouter qu’il a aussi sillonné presque tout le pays en ce sens : Diofior, Joal, Fatick, Loul Séssène…

Ses ambitions dans l’arène

Concernant ses ambitions dans l’arène, Alboury ne s’embrasse pas de fioritures. Ayant toutes les aptitudes physiques et les atouts techniques, son ambition la plus chère ne peut être que la couronne de Roi des arènes. «Je ne ménage aucun lutteur dans l’arène. J’ai tous les atouts physiques et techniques pour m’imposer dans l’arène. Je mesure 2 mètres, avec un poids de 115 kg et je suis né en 1996. La comédie et le spectacle s’arrêtent hors de l’enceinte. Tout lutteur qui aura le culot de m’affronter saura que je suis teigneux, puissant et sérieux. Au-delà de la comédie, je suis un lutteur achevé», prévient-il, sans ambages.

L’arrière-petit-fils direct de l’ancien Roi du Djolof est conscient que sa notoriété est plus liée à ses victoires. Car, pour lui, les gens ne prêtent pas attention à un «ambianceur» qui cumule les défaites. Seules les victoires peuvent maintenir un lutteur dans l’arène et dans le cœur des Sénégalais. Pour se donner les moyens de son ambition, le tombeur de Ndiambane 2 dit avoir besoin d’un programme de mise en forme adéquate et une hygiène de vie correcte. Ce, pour se rassasier puisqu’il n’a pas encore «une alimentation digne d’un lutteur». Comme il le dit en Wolof : «dama lekkoul rekk !»
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