Président du CNG, pourquoi Matar Ba refuse d’évoquer le départ d’Alioune Sarr - LutteTV

Président du CNG, pourquoi Matar Ba refuse d’évoquer le départ d’Alioune Sarr

Mouhamed Dieng 3/09/2020 17:10 Actualités
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« Pour reconduire ou pas Alioune Sarr, l’État prendra sa responsabilité quand il aura fini son mandat. En attendant, on reste constant », a dit Matar Bâ dans un entretien téléphonique avec nos confrères du quotidien Les Echos.
Non. Monsieur le ministre de la lutte. Non Matar Ba. Ce débat sur le départ du président Alioune Sarr s’impose plus que jamais. Non Matar Ba. On ne peut pas attendre que le ciel nous tombe dessus pour évoquer le départ de l’inamovible président du CNG en place depuis 1994, son mandat expire le 31 octobre prochain. Avant la date butoir, monsieur le ministre de la lutte, le peuple de la lutte veut un changement, du sang neuf pour donner un nouveau souffle au CNG, voire une nouvelle identité, une nouvelle orientation.
Depuis que Sunu Lamb a posé le débat sur le départ du président Alioune Sarr, il faut reconnaître qu’il a perdu toute légitimité. Son départ est réclamé. Après 26 ans, il ne peut plus réécrire l’histoire du CNG. Et pour beaucoup, ce CNG doit disparaître pour laisser place à une fédération de lutte. Khalifa Niang, le président de l’écurie Tay Shinger avait déclaré que : « D’ici un an, il faut tendre vers une fédération. Il faut mettre en place des Ligues au niveau de chaque région et que les Ligues soient fonctionnelles ».
Malick Gningue, président de Xam Sa Cossan de lui emboiter le pas pour dire que : « Il était prévu d’aller vers une fédération. Donc, le prochain président doit travailler dans ce sens ».
Monsieur le ministre, le vent du changement a sonné. Et vous avez le devoir d’écouter ce peuple de la lutte qui aspire à ce changement. Certes vous avez le pouvoir de nommer à la présidence du CNG qui vous voulez, mais il faut tenir compte des revendications et des aspirations des acteurs de la lutte qui veulent un président du CNG : qui dialogue, écoute, qui ne s’enferme pas dans sa bulle, qui soit accessible, un homme de consensus...
Matar Ba, ces revendications sont légitimes et dire que : « Tout ce que les gens disent à propos du CNG, ce ne sont que spéculations, ça s’arrête là. Tout ce que les gens disent, c’est pour agiter un débat qui n’est pas le nôtre », risque de vous mettre à dos le peuple de la lutte, monsieur le ministre de la lutte. Le débat sur un départ du président Alioune Sarr à la fin de son mandat est plus que juste et normal.
Sunu Lamb



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